28 janv. 2026

Mendoza, trois jours pour découvrir la ville

Mendoza, trois jours pour découvrir la ville

Mendoza, trois jours pour découvrir la ville

Après Córdoba, Mendoza devait être une étape simple. Deux jours dans une ville de passage, puis trois jours pleins avant de reprendre la route. Rien de plus. On arrive avec cette idée en tête, sans imaginer que Mendoza allait surtout changer notre manière d’occuper le temps.

Ici, le voyage ne se joue pas dans les déplacements, mais dans ce qui se passe entre les moments. Les rencontres, les discussions improvisées, les plans qui naissent autour d’une table et qui se concrétisent presque malgré nous. Mendoza n’impose pas un rythme différent, elle propose un autre décor pour vivre le voyage.

Marquée par les séismes, reconstruite avec méthode, irriguée par des canaux anciens qui rendent la ville étonnamment verte malgré la sécheresse, Mendoza s’est construite autour de la terre et de ce qu’elle produit. Le vin est partout, bien sûr, mais il sert surtout de lien social, de point de rencontre entre voyageurs de passage.

Trois jours, pas plus

Trois jours pleins. C’est court. Trop court pour s’installer, mais suffisant pour laisser une trace. L’auberge devient un carrefour plus qu’un refuge. Les sacs restent ouverts, les chaussures rarement rangées. On arrive avec une idée vague de ce qu’on aimerait faire, et très vite, cette idée se transforme.

On adapte. On improvise. Et surtout, on partage.

ARGENTINE

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Mendoza

Une ville qui disparaît le dimanche

Mendoza le dimanche, c’est une autre histoire. La ville se vide presque entièrement. Les rues sont silencieuses, les commerces fermés, comme si tout le monde avait décidé de faire pause en même temps. Ce n’est pas un choc, plutôt une curiosité. On se balade dans une ville qui semble nous appartenir, sans vraiment savoir quoi en faire.

En semaine, la ville retrouve son mouvement, mais garde cette particularité : tout fonctionne par plages horaires. Après le déjeuner, tout s’éteint temporairement. Une organisation qui surprend, puis qui devient un décor familier du voyage.

Quand le voyage se répète

À l’accueil, deux visages connus. Déjà croisé à Salta. Même itinéraire, même direction, quelques jours d’écart seulement. Le voyage a parfois ce sens de l’ironie : il vous fait croire que tout est nouveau, puis il vous rappelle que certaines histoires continuent.

Jesse, américain ouvert et chaleureux. Carmen, une énergie permanente, difficile à canaliser. Les retrouvailles se font sans formalité. On reprend la conversation là où elle s’était arrêtée, comme si Córdoba n’avait été qu’une virgule.

Le vin comme excuse

À Mendoza, parler de vin est inévitable. Mais très vite, on comprend que ce n’est qu’une excuse. Une manière de passer une journée ensemble, de sortir de la ville, de partager quelque chose de simple.

Le rendez-vous est donné sur la place principale. Un van, quelques inconnus, puis un arrêt inattendu.

Devant notre auberge.

On part tous les quatre. La journée s’enchaîne entre dégustations et discussions. Certains produits surprennent, d’autres laissent plus indifférents. Peu importe. Ce qui reste, ce sont les échanges, les rires, cette impression d’avoir vécu la journée comme un groupe, pas comme des touristes alignés.

Des fins de journée sans décision

De retour à l’auberge, la question du dîner ne se pose même plus vraiment. On suit le mouvement. Un repas collectif, des conversations qui durent, des assiettes qui se remplissent trop souvent. Le genre de soirée qui ne marque pas par un événement précis, mais par l’impression d’être exactement là où il faut.

Mendoza, étape charnière pour un peu de repos

Le lendemain, c'est les thermes qui nous attendent. Un petit moment de plaisir, avec un peu de rafting pour ajouter de l'animation.

Le van nous amène devant les thermes et nous dit de revenir à la sortie à 15 heures pour le rafting, alors nous nous retrouvons perdus dans ce centre thermal à ciel ouvert. Les locaux ont déjà envahi la zone, pris leur place, installé leur serviette. Mais le plus impressionnant reste, et restera, la mise en place d'Asado au bord des courants d'eau. Des dizaines de barbecues, prêts à être utilisés, les Asadors (chefs du BBQ) sont en place et commencent à cuisiner. Détente et BBQ, une journée qui leur ressemble.

Nous, on se baigne et on profite avec nos petits sandwichs, l'eau est chaude et agréable sous le soleil.

Direction le rafting

Après 15 heures, nous reprenons le van en direction du rafting ! Une expérience groupée avec les thermes, qui nous arrange bien, nous nous équipons et à l'eau ! Ce sont des rapides qui sont accessibles, et le groupe d'Argentins est marrant, un vrai moment de plaisir pendant 1h30 dans l'eau à longer les anciens chemins de fer qui reliaient l'Argentine au Chili et qui ne fonctionnent plus dorénavant.

Après ce moment, on nous récupère et le van se met en marche pour nous déposer à l'auberge. L'auberge ? Nous avons oublié nos affaires aux thermes, dans un locker, en pensant que nous revenions !!! On discute avec le chauffeur, et il nous dit que nous allons essayer de faire un détour, mais qu'il ne garantit pas arriver avant la fermeture. Pendant 30 minutes, on stress. Puis, on arrive et Tristan court chercher nos affaires, sous les applaudissements des gens dans le bus. Il l'a fait, on peut rentrer faire notre pizza night à l'auberge tranquillement, une fin de journée paisible.

Mendoza n’a pas été un coup de foudre. Et c’est peut-être pour ça qu’elle fonctionne aussi bien dans le voyage. Elle n’éblouit pas, elle connecte. Elle relie Córdoba à la suite du périple, Salta aux étapes à venir.

Trois jours pleins. Pas assez pour tout voir. Suffisant pour comprendre que le voyage n’est pas seulement une succession de lieux, mais une continuité d’histoires qui se croisent et se répondent.

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