
La ville du street art, ou comment une ville marquée par une crise économique et des catastrophes naturelles a réussi à se réinventer grâce à l’ingéniosité des artistes chiliens.
Valparaíso était autrefois la principale ville portuaire reliant Santiago à l’océan, avant l’ouverture du Panama Canal Opening en 1914. A la suite de l'ouverture du canal et des dégats laissés par un séisme de magnitude 8.2 en 1906 la ville a progressivement perdu de son importance commerciale et a connu un déclin économique et social.
C'est durant la dictature de Pinochet que le street art (pourtant interdit) est apparu dans la ville, d'abord symbole de rebellion contre les militaires, il s'est petit à petit installé un peu partout jusqu'à se faire en accord avec les habitants et les autorités locales à la fin de la dictature. En 2010 la ville à même accueillit son premier "Graffiti Festival". Petit à petit, Valparaiso est devenue une véritable vitrine internationale du street art, attirant les artistes locaux et internationaux ainsi que des voyageurs curieux de découvrir ses collines colorées.
Aujourd’hui, le street art fait partie intégrante de l’identité de la ville.
Santiago
CHILI
Valparaiso
Notre arrivée s’est faite en bus, comme souvent depuis le début du voyage. On a rapidement remarqué que le quartier autour de la gare routière n’était pas forcément l’endroit où l’on avait envie de rester trop longtemps, alors on a pris un taxi pour rejoindre notre auberge, située dans les hauteurs de Valparaiso.
Une auberge assez simple, mais bien placée pour visiter la ville.
Les rues colorées de Valparaiso
Notre première journée a été consacrée à la découverte des rues et de leurs fresques, tags ou graffitis. On s’est simplement laissés porter de rues en rues, sans forcément suivre un itinéraire précis.
On avait quand même un objectif : trouver un endroit pour petit-déjeuner. C'est comme ça qu'on s'est retrouvés chez Marion Café dans un lieu un peu caché qui surplombe la ville et qui possède un magnifique petit jardin.
Il existe beaucoup de restaurants avec terrasse dans le centre culturel de Valparaiso, mais celui-ci nous a particulièrement plu (on va pas se mentir les gâteaux qu'ils proposaient ont beaucoup joués !)
Voilà l'adresse : https://maps.app.goo.gl/dVFrS1wyxRzawsdr7
Après quelques gâteaux et des limonades, on reprend notre balade et on tombe sur une française installée à Valparaiso depuis 16 ans. Architecte à l’origine, aujourd'hui elle vend ses illustrations de maisons typiques de la ville. Très jolis, et très représentatifs du style architectural local.
Le musée outdoor et les funiculaires de Valparaiso
Nous avions aussi un autre endroit précis en tête : le Museo a Cielo Abierto de Valparaíso, un véritable musée à ciel ouvert où l’on peut observer de nombreux graffiti regroupés dans une zone spécifique.
Situé sur l'une des 42 collines de la ville il faut un peu monter pour y accéder, mais rien d’insurmontable. En chemin, on croise un chat, un chien, puis encore des escaliers… Valparaiso se mérite un peu. Heureusement la ville compte aussi beaucoup d'ascenceurs ou de funiculaire.
Les funiculaires de Valparaíso ont été construits à la fin du XIXᵉ siècle, à une époque où la ville était l’un des ports les plus importants d’Amérique du Sud. De nombreux commerçants européens, notamment britanniques, allemands et français, s’y étaient installés pour profiter de l’activité maritime entre l’Atlantique et le Pacifique, avant l’ouverture du Panama Canal Opening. La ville s’est alors développée très rapidement, mais sa géographie très particulière coincée entre l’océan et des collines abruptes a créé une séparation naturelle entre les différentes classes sociales. Les populations plus modestes vivaient souvent dans les zones basses proches du port, tandis que les classes plus aisées s’installaient dans les hauteurs, où l’air était plus sain et les habitations plus modernes.
Pour faciliter les déplacements entre ces différents niveaux de la ville, des entrepreneurs et ingénieurs, souvent d’origine européenne, ont construit les funiculaires à partir de 1883. À leur apogée, plus de 30 ascensores permettaient de relier rapidement le centre économique aux quartiers résidentiels en hauteur. Ces infrastructures ont profondément influencé l’organisation de la ville et montrent encore aujourd’hui comment Valparaiso s’est construite entre contraintes géographiques et divisions sociales.
Coucher de soleil dans les dunes de Concón
Le deuxième jour, nous n’avions rien prévu de particulier, simplement aller voir le coucher de soleil sur une dune située dans la ville voisine.
La journée passe tranquillement, puis en fin d’après-midi, on prend un bus collectif direction Concón. Les bus locaux sont assez …Spéciaux… ils roulent vite, parfois même plus vite que ce que l’on imagine possible pour un bus. Le trajet annoncé par notre application a pris 15 minutes de moins que prévu.
Une fois arrivés, on récupère de quoi manger dans le centre commercial situé juste en face de la dune (ils savent très bien où s’installer) et on monte s’installer dans le sable. La lumière dorée sur les dunes est magnifique. Le sable forme des vagues presque parfaites. Le seul petit problème, c’est que dès que quelqu’un passe devant, le vent envoie du sable partout… y compris dans nos têtes.
Une pause dans le voyage
Nous avions prévu plusieurs jours à Valparaiso, ce qui nous a permis de prendre un rythme plus calme.
Après plusieurs déplacements, c’était un endroit parfait pour ralentir un peu sans s’arrêter complètement.
Comprendre la ville avec un guide local
Pour le troisième jour, nous avions prévu un free walking tour.
Pendant deux heures, une personne locale nous fait découvrir la ville et nous explique pourquoi le street art est si présents, comment la ville s’est développée, et pourquoi l’architecture est si variée.
Valparaiso a accueilli de nombreuses influences migratoires, ce qui explique les différences de styles entre les quartiers. C’est aussi de là que nous avons compris pour les funiculaires.
A la fin de cette visite, on commence à mieux comprendre la ville.
Après la visite, on monte jusqu’à une ancienne prison transformée en centre culturel : le Parque Cultural de Valparaíso.
Le lieu est assez surprenant. Moderne, ouvert, avec des salles pour organiser des activités, un théâtre et un grand jardin où les habitants viennent profiter du soleil.
Comme la journée était très ensoleillée, on s’est simplement installés dans l’herbe pour profiter du moment avant de rentrer à l’auberge.
Viña del Mar, une autre ambiance
Le jour suivant, nous sommes allés visiter la ville voisine Viña del Mar, plus moderne dans ses infrastructures.
On y trouve notamment un musée d’histoire naturelle, des espaces culturels et d'anciens châteaux.
On a senti la différence entre les 3 villes qui sont si proches et pourtant si éloigné économiquement, Concon est une ville riche et calme, Villa del Mar riche également mais plus active et grzndepossède de tandis que Valparaiso semble moins aisé mais plus cosmopolite et moins moderne, malgré tout, cette ville reste riche d'histoire de vie et est un incontournable du Chili.
Certaines zones nous ont été déconseillées, mais globalement la ville nous a semblé vivante et intéressante à découvrir.
Une soirée inattendue à Valparaiso
Un soir, nous avons rejoint des français rencontrés plus tôt dans le sud du Chili, ainsi que deux personnes rencontrées à l’auberge. Nous avons commencé la soirée dans un bar créé par un français (on l'a appris après ahah !), où nous avons bu d’excellents cocktails. Au fil de la soirée, d’autres personnes nous ont rejoints et nous avons changé de bar pour trouver une table plus grande.
C’est là que nous avons rencontré un homme avec l’un des rires les plus communicatifs que nous ayons entendus.
Une barrière nous séparait de la rue, et cet homme est apparu de l’autre côté. Son accent chilien était très difficile à comprendre, mais son rire suffisait à créer la discussion.
On ne comprenait pas tout, mais on riait beaucoup. Un moment simple mais mémorable.
Découvrir Valparaiso en photo
Une ville vivante
Après presque une semaine à Valparaiso, on peut dire que, oui, le street art est partout sont partout. Mais pas que, la culture en général est présente dans la ville. Il y a une immense compétion de VTT plusieurs centres culturels, d'écoles de musique et de musées.
La ville demande un peu de vigilance, surtout dans le quartier portuaire mais elle ne nous a pas semblé dangereuse. C’était un endroit parfait pour prendre le temps de se poser avant de repartir pour la prochaine étape du voyage :
Maintenant, direction Santiago !














